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	<title>Archives des Corovavirus - Christelle Bastide - Avocat au barreau de Paris</title>
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	<title>Archives des Corovavirus - Christelle Bastide - Avocat au barreau de Paris</title>
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		<title>Coronavirus : les enseignements des premières décisions de justice</title>
		<link>https://bastide-avocat.com/coronavirus-les-enseignements-des-premieres-decisions-de-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[MeBastide]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2020 19:28:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[Corovavirus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs décisions de justice ont été rendues sur le point de savoir si les mesures prises par les entreprises qui ont continué de fonctionner pendant le confinement sont suffisantes pour préserver la santé et la sécurité de leur personnel. Ces décisions permettent de nous éclairer sur les obligations des employeurs à l’occasion du déconfinement, étant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs décisions de justice ont été rendues sur le point de savoir si les mesures prises par les entreprises qui ont continué de fonctionner pendant le confinement sont suffisantes pour préserver la santé et la sécurité de leur personnel.</p>
<p>Ces décisions permettent de nous éclairer sur les obligations des employeurs à l’occasion du déconfinement, étant précisé que le Ministère du Travail a publié un Protocole National de Déconfinement. <a href="https://4h44w.r.bh.d.sendibt3.com/mk/cl/f/KVGCOW1ud8t0ISawYQ-u7276OYW8IKvIqJYmy8v-CJgfG1t6ZoPF-0SQZdOD4ou3Z-cYmEm62D298id-UwPbHElstzmhyGQvl5sRxUtg0xVmQOAcm2oxITLUoA55nOJwxZ25OJjy79wCmRMPCWSt5n1oOdhnvRdWp_-pN3WzsOw4cbXteL-VsswozrzQyYYo27oeQY4bXr3Y26-dRdpV-9e9UeX-3YZuxV24OnWCNG8">https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-national-de-deconfinement.pdf</a></p>
<p>En premier lieu, les décisions rendues rappellent utilement les textes et principes généraux applicables en matière de santé et de sécurité au travail (article L4121-1, L4121-2, L4121-3, R4121-1s du code du travail) soit, en résumé :</p>
<p>1. Evaluer les risques ;<br />
2. Retranscrire l’évaluation des risques dans le DUER ;<br />
3. Mettre en place des mesures de prévention ;<br />
4. Informer et former les salariés ;<br />
5. Adapter ces mesures.</p>
<p>Surtout, les décisions rendues donnent de premiers enseignements sur la façon dont les juges interprètent ces règles dans le contexte si particulier de l’épidémie de Covid-19 en ce qui concerne :</p>
<p>&#8211; l’évaluation des risques et l’établissement du DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques) (<strong>1</strong>) ;<br />
&#8211; l&rsquo;importance de la traçabilité des mesures prises (<strong>2</strong>) ;<br />
&#8211; la nécessité de suivre les recommandations des pouvoirs publics (<strong>3</strong>) ;<br />
&#8211; et le débat sur le champ d’application de la réglementation sur les risques biologiques (<strong>4</strong>).</p>
<h3>1. L’évaluation des risques et l’établissement du DUER</h3>
<p><u>&gt; L’évaluation des risques liés au Covid-19 et la mise à jour du DUER</u><br />
Les décisions rendues rappellent qu’il convient de mettre à jour l’évaluation des risques dans l’entreprise afin de tenir compte de l’épidémie de Covid-19, et de retranscrire cette évaluation dans le DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques), conformément aux règles rappelées ci-dessus.</p>
<p><u>&gt; L’employeur ne doit pas faire l’évaluation des risques seul</u><br />
Ces décisions mettent en avant la <strong>pluridisciplinarité </strong>qui doit présider à l’évaluation des risques, en y associant le CSE (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon, TJ Paris, 9 avril 2020, RG n° 20/52223, La Poste, TJ Lille, 24 avril 2020, RG n° 20/00395, Carrefour).<br />
Dans la décision Amazon, le juge a considéré que le CSE devait aussi être consulté dans le cadre de l’évaluation des risques (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon).<br />
Dans l’affaire concernant La Poste, le juge a estimé qu’il fallait associer « autant que possible » la médecine du travail, les organisations syndicales et les personnels concernés (TJ Paris, 9 avril 2020, RG n° 20/52223, La Poste).</p>
<p><u>&gt; La prise en compte des risques psychosociaux</u><br />
Dans les décisions concernant Amazon et La Poste, les juges ont considéré que l’évaluation des risques devait inclure les risques psychosociaux, « particulièrement élevés en raison du risque épidémique et des réorganisations induites par les mesures mises en place pour prévenir ce risque ». (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon).</p>
<h3>2. Assurer la traçabilité des mesures prises</h3>
<p><u>&gt; L’évaluation des risques liés au Covid-19 et la mise à jour du DUER</u><br />
Les décisions rendues rappellent qu’il convient de mettre à jour l’évaluation des risques dans l’entreprise afin de tenir compte de l’épidémie de Covid-19, et de retranscrire cette évaluation dans le DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques), conformément aux règles rappelées ci-dessus.</p>
<p><u>&gt; L’employeur ne doit pas faire l’évaluation des risques seul</u><br />
Ces décisions mettent en avant la <strong>pluridisciplinarité </strong>qui doit présider à l’évaluation des risques, en y associant le CSE (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon, TJ Paris, 9 avril 2020, RG n° 20/52223, La Poste, TJ Lille, 24 avril 2020, RG n° 20/00395, Carrefour).<br />
Dans la décision Amazon, le juge a considéré que le CSE devait aussi être consulté dans le cadre de l’évaluation des risques (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon).<br />
Dans l’affaire concernant La Poste, le juge a estimé qu’il fallait associer « autant que possible » la médecine du travail, les organisations syndicales et les personnels concernés (TJ Paris, 9 avril 2020, RG n° 20/52223, La Poste).</p>
<p><u>&gt; La prise en compte des risques psychosociaux</u><br />
Dans les décisions concernant Amazon et La Poste, les juges ont considéré que l’évaluation des risques devait inclure les risques psychosociaux, « particulièrement élevés en raison du risque épidémique et des réorganisations induites par les mesures mises en place pour prévenir ce risque ». (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon).</p>
<h3>3. Les recommandations des pouvoirs publics</h3>
<p>L’originalité de ces premières décisions tient au fait que les juges se sont fondés, pour interpréter le code du travail, sur des recommandations / préconisations / circulaires qui ne sont pas des normes juridiques, dont notamment :</p>
<p>&#8211; la circulaire n° 6 DRT du 18 avril 2002 selon laquelle l’évaluation des risques doit être menée en liaison avec les représentants du personnel (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon, TJ Lille, 24 avril 2020, RG n° 20/00395, Carrefour) ;</p>
<p>&#8211; les préconisations de l’INRS selon lesquelles l’évaluation des risques s’opère en associant les salariés (CA Versailles 24 avril 2020, RG n° 20/01993, Amazon) ;</p>
<p>&#8211; les préconisations de l’ANACT (l&rsquo;Agence nationale pour l&rsquo;amélioration des conditions de travail) et notamment une note du 23 mars 2020 intitulée « Coronavirus : comment combiner continuité de l&rsquo;activité et protection des travailleurs ? » (TJ Paris, 9 avril 2020, RG n° 20/52223, La Poste) ;</p>
<p>&#8211; la note du Directeur Général du Travail du 30 mars 2020 relative aux modalités d’intervention du système d’inspection du travail (SIT) dans les entreprises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ;</p>
<p>&#8211; et, plus généralement, les « directives et recommandations des pouvoirs publics et des autorités sanitaires » (TJ Paris, 9 avril 2020, RG n° 20/52223, La Poste).</p>
<p>Il est donc indispensable de suivre les recommandations qui figurent sur le site du Ministère du Travail, dont notamment le Protocole National de Déconfinement.</p>
<p>A noter également que certaines branches professionnelles ont édicté des guides en vue de la reprise d’activité. (voir par exemple pour Syntec : <a href="https://4h44w.r.bh.d.sendibt3.com/mk/cl/f/kpSOzPAOYnjpEzpU-9s4Pjs_XhuoaPh_-WBGjOYpgNaZu9QgPmSo22A3TCpS9JkOQdo668dQENzzerDTi2zMmOVA4bCrxLBNTHeTE3ZasVi44Qc-yGj5UXCuhedV1Ix-Vnt_tufWLkPaFat565lgagaz7DOX_RwHXEsO7lIlcwNKMbffPGVruO17DDoQeDE5UNez5JZZLY8juHxFxXEjq1kh2Dt4aw1LaSfgmg_F7YTnTnVn1aOV2gKVbQ">https://www.syntec-ingenierie.fr/actualites/sante-et-securite-guides-de-bonnes-pratiques/</a> )</p>
<h3>4. La question des risques biologiques</h3>
<p>Enfin, le Tribunal Judiciaire de Lille a considéré que les entreprises devaient prendre en compte la réglementation (très complexe) spécifique à la prévention du risque biologique (articles R.4421-1s du code du travail).</p>
<p>Habituellement, ces dispositions sont appliquées à des entreprises dont la nature de l’activité les conduit à exposer leurs travailleurs à des agents biologiques, telles que des hôpitaux ou laboratoires.</p>
<p>Le Tribunal Judiciaire de Lille a considéré que ces règles étaient applicables à une association d’aide à domicile au motif que le DUER de cette association identifiait un risque biologique spécifique lié à l&rsquo;intervention à domicile pendant une épidémie ou une pandémie « (ex Covid-19) » et le classifiait en risque mortel. (TJ Lille, 3 avril 2020, RG n° 20/00380, ADAR).</p>
<p>Est-ce à dire que toutes les entreprises qui auront pris en compte les risques liés au Covid-19 dans le DUER peuvent être considérées comme tombant sous le coup des articles R.4421-1s du code du travail ?</p>
<p>C’est ce que laisse entendre cette décision, d’autant que le Tribunal Judiciaire de Lille a considéré que la réglementation sur les risques biologiques était aussi applicable aux magasins Carrefour, dont le DUER mentionnait les risques liés au Covid-19. (TJ Lille, 24 avril 2020, RG n° 20/00395, Carrefour).</p>
<p>A noter qu’une application aussi étendue de cette réglementation n’avait pas été envisagée par le Ministère du Travail, qui a récemment précisé quels sont, selon lui, les travailleurs concernés par la réglementation sur les risques biologiques. Il s’agirait, selon le Ministère :</p>
<p>&#8211; des professionnels systématiquement exposés au risque de contamination du virus du fait de la nature de leur activité habituelle (ex : professionnels de santé et de secours).<br />
&#8211; mais également les travailleurs dont les fonctions les exposent à un risque spécifique quand bien même l’activité de leur entreprise n’impliquerait pas normalement l’utilisation délibérée d’un agent biologique. Cette situation peut notamment concerner les travailleurs des secteurs des soins, de l’aide à domicile ou des services à la personne, dès lors que leurs tâches impliquent des contacts de moins d’un mètre avec des personnes potentiellement contaminées (ex : toilette, habillage, nourriture).</p>
<p>Nous sommes donc en attente de nouvelles décisions pour préciser le champ d’application de la réglementation sur les risques biologiques.</p>
<p>Dans l’attente de cette clarification, il est fortement recommandé aux entreprises, a minima, d’appliquer les recommandations du Ministère du Travail, dont notamment celles figurant dans le Protocole National de Déconfinement.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coronavirus : mesures d&#8217;urgence (congés payés, durée du travail, jours de repos)</title>
		<link>https://bastide-avocat.com/coronavirus-mesures-durgence-conges-payes-duree-du-travail-jours-de-repos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[MeBastide]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 19:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité législative]]></category>
		<category><![CDATA[Corovavirus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Afin de permettre aux entreprises de faire face au contexte actuel lié au Covid-19, le gouvernement a pris des mesures d’urgence dérogatoires en matière de congés payés, durée du travail et jours de repos figurant dans l’ordonnance n° 2020-323 du 25 mars 2020. Certaines de ces dispositions sont sujettes à des décrets d’application à paraître [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Afin de permettre aux entreprises de faire face au contexte actuel lié au Covid-19, le gouvernement a pris des mesures d’urgence dérogatoires en matière de congés payés, durée du travail et jours de repos figurant dans l’ordonnance n° 2020-323 du 25 mars 2020.<br />
Certaines de ces dispositions sont sujettes à des décrets d’application à paraître (dérogations en matière de travail de nuit, repos quotidien, durée maximale de travail, travail du dimanche).</p>
<h3>I. Congés payés</h3>
<p><u>Principe :</u><br />
Permettre à l’employeur :<br />
&#8211; d’imposer la prise de congés payés, y compris avant l’ouverture de la période au cours de laquelle ils ont normalement vocation à être pris ;<br />
&#8211; ou de modifier les dates d’un congé déjà posé.</p>
<p><u>Conditions et limites :</u><br />
&#8211; conditions prévues par un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, de branche.<br />
Cet accord peut également imposer le fractionnement des congés payés et/ou suspendre temporairement le droit à un congé simultané pour des conjoints ou des personnes PACSées.<br />
&#8211; délai de prévenance : 1 jour franc minimum ;<br />
&#8211; nombre de jours de congés payés concernés : 6 jours ouvrables maximum ;<br />
&#8211; période de congés imposée ou modifiée : jusqu’au 31 décembre 2020.</p>
<h3>II. Jours de repos</h3>
<p><u>Principe :</u><br />
&#8211; Permettre à l’employeur d’imposer la prise ou de modifier les dates de prise des jours de repos suivants :<br />
. les jours de repos accordés dans le cadre d’un dispositif d’aménagement du temps de travail (jours dits ‘de RTT’), y compris les jours de repos normalement « au choix du salarié » ;<br />
. les jours de repos au titre de conventions de forfait.</p>
<p>&#8211; Permettre à l’employeur d’imposer que les droits affectés sur le CET soient utilisés par la prise de jours de repos.</p>
<p><u>Conditions et limites :</u><br />
&#8211; « lorsque l’intérêt de l’entreprise le justifie eu égard aux difficultés économiques liées à la propagation du covid-19 » ;<br />
&#8211; délai de prévenance : 1 jour franc minimum ;<br />
&#8211; la période imposée ou modifiée de prise des jours de repos peut aller jusqu’au 31 décembre 2020 ;<br />
&#8211; le nombre de jours de repos concernés ne peut être supérieur à 10.</p>
<h3>III. Travail de nuit, repos quotidien, durée de travail maximale</h3>
<p><strong>Attention</strong> : Ces mesures doivent être précisées par des décrets, qui détermineront les catégories de dérogations permises pour chaque secteur d’activité concerné.</p>
<p><u>Principe :</u><br />
&#8211; possibilité de porter la durée quotidienne maximale de travail à 12 heures (au lieu de 10) ;<br />
&#8211; possibilité de porter la durée quotidienne maximale de travail accomplie par un travailleur de nuit jusqu’à 12 heures (au lieu de 8 heures) ;<br />
&#8211; possibilité de réduire la durée du repos quotidien à 9 heures consécutives (au lieu de 11 heures consécutives) ;<br />
&#8211; possibilité de porter la durée hebdomadaire maximale de travail à 60 heures (au lieu de 48 heures) ;<br />
&#8211; possibilité de porter la durée hebdomadaire de travail calculée sur une période quelconque de 12 semaines consécutives (ou sur une période de 12 mois pour les entreprises régies par le code rural et de la pêche maritime) à 48 heures (au lieu de 44 heures) ;<br />
&#8211; possibilité de porter la durée hebdomadaire de travail pour un travailleur de nuit calculée sur une période quelconque de 12 semaines consécutives à 44 heures (au lieu de 40 heures).</p>
<p><u>Conditions et limites :</u><br />
&#8211; Entreprises concernées : A définir par décret. Il s’agira des entreprises « des secteurs d’activités particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation et à la continuité de la vie économique et sociale ».<br />
&#8211; En cas d’augmentation de la durée quotidienne maximale de travail accomplie par un travailleur de nuit : attribution d’un repos compensateur égal au dépassement de la durée de 8 heures.<br />
&#8211; En cas de réduction du repos quotidien : attribution d’un repos compensateur égal à la durée du repos sont le salarié n’a pas pu bénéficier.<br />
&#8211; Information sans délai et par tout moyen du CSE et du DIRECCTE.<br />
&#8211; Durée d’application de ces dérogations : jusqu’au 31 décembre 2020.</p>
<h3>IV. Repos dominical</h3>
<p><strong>Attention </strong>: Le champ d’application de ces mesures dérogatoires doit être précisé par décret.</p>
<p><u>Principe :</u><br />
Possibilité de déroger à la règle repos dominical en attribuant le repos hebdomadaire par roulement.</p>
<p><u>Conditions et limites :</u><br />
&#8211; Entreprises concernées : à déterminer par décret. Il s’agira :<br />
. des « entreprises relevant de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation et à la continuité de la vie économique et sociale » ;<br />
. et des entreprises qui assurent à celles-ci des prestations nécessaires à l’accomplissement de leur activité principale.<br />
&#8211; Durée d’application : jusqu’au 31 décembre 2020.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coronavirus : mesures pratiques à mettre en oeuvre</title>
		<link>https://bastide-avocat.com/coronavirus-mesures-pratiques-a-mettre-en-oeuvre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[MeBastide]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 16:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité législative]]></category>
		<category><![CDATA[Corovavirus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rappel des règles applicables en matière de santé-sécurité Le code du travail prévoit que : &#62; L&#8217;employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent : 1° Des actions de prévention des risques professionnels ; 2° Des actions d&#8217;information et de formation ; [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://bastide-avocat.com/coronavirus-mesures-pratiques-a-mettre-en-oeuvre/">Coronavirus : mesures pratiques à mettre en oeuvre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bastide-avocat.com">Christelle Bastide - Avocat au barreau de Paris</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rappel des règles applicables en matière de santé-sécurité</strong></p>
<p>Le code du travail prévoit que :</p>
<p>&gt; L&#8217;employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.<br />
Ces mesures comprennent :<br />
1° Des actions de prévention des risques professionnels ;<br />
2° Des actions d&rsquo;information et de formation ;<br />
3° La mise en place d&rsquo;une organisation et de moyens adaptés.<br />
L&#8217;employeur veille à l&rsquo;adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l&rsquo;amélioration des situations existantes.</p>
<p>&gt; De plus, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail (article L4122-1 du code du travail).</p>
<p>&gt; Les entreprises peuvent également se référer à leur règlement intérieur, qui édicte  les mesures d&rsquo;application de la réglementation en matière d&rsquo;hygiène et de sécurité dans l&rsquo;entreprise ou l&rsquo;établissement et notamment les instructions selon lesquelles chaque travailleur doit prendre soin de sa santé, de sa sécurité et de celle des autres personnes concernées.</p>
<p><strong>La gestion du coronavirus en pratique dans les entreprises</strong><br />
Une fois ces règles rappelées, comment les transposer dans le cadre de l’épisode de coronavirus que nous connaissons ?<br />
A minima, il convient de se référer très régulièrement aux informations disponibles sur le site <a href="http://4h44w.r.bh.d.sendibt3.com/mk/cl/f/uLcR1_nLsxex4jj7Bsgj9XRYRWJAL0_aPu4s32gHB15CqKgTMhGHv44CgDR4CkP4tpPMUVJ-OcyNFd7Sz3BMtanXf_6_waC9XglOP7PPSpg6uEkg2J2DT6veX3gFgNHC9ZRw-Lm24VyV1jsFhjb_jx953UpjymAyU3QOzwYJCwXlpQ0ARkOT8m4K">https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus</a>.<br />
En outre, dans un document « questions/réponses » destiné aux entreprises et aux salariés (<a href="http://4h44w.r.bh.d.sendibt3.com/mk/cl/f/_bQYvlt8dIXZXk_tV1TRgynBKB6AgkASPMhc6Esh4w7Vsa8dRCmrraYcf1EZ2b6GDPEmHFTBNuE1jCeZp0BlW3RLLg2WzXQi7EH1ZHc0EpNxpZGKueraNO4C6-vrfQ9PvY_ip3NqGShC8Ps6b7kXXUZVn0dhN2mZMyeinhPTfr9g3o4EwPCXCJuadroWxi4-FhyDbM_lpRNZBEY4E5N6KLAcPSYw5lMcT7nunvX6nHTQZfZV">https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/coronavirus_entreprises_et_salaries_q-r.pdf</a>), le gouvernement donne des exemples concrets de mesures pouvant être mises en œuvre, notamment lorsqu’un salarié revient d’une zone à risque ou est en contact avec une personne infectée (i), si un salarié présente des symptômes (ii) ou en cas de cas avéré de coronavirus au sein de l’entreprise (iii).<br />
<strong>Attention</strong> : Ce document « questions réponses » ne constitue pas une norme juridique. Il s’agit d’un guide avec des exemples de mesures pouvant être mises en œuvre, mais qui reste sujet à l’appréciation des tribunaux. De plus il sera très probablement mis à jour en fonction de l’évolution du plan de lutte contre le coronavirus.</p>
<p><u>Quelles mesures peut pendre l’entreprise face à un salarié revenant d’une zone à risque ou en contact avec une personne infectée ?</u></p>
<p>Afin de préserver la santé et la sécurité des autres salariés, il est possible de mettre en œuvre les mesures suivantes :<br />
&gt; <u>l’aménagement du poste de travail du salarié concerné</u>, de manière à limiter les risques de contagion en faisant en sorte que le salarié évite les personnes fragiles, toute sortie ou réunion indispensable, les contacts proches (cantines, ascenseurs). Le recours aux visio-conférences est également encouragé.<br />
Le document questions-réponses précise toutefois qu’il est préférable de privilégier d’autres solutions et en particulier le télétravail.<br />
&gt; <u>le télétravail</u> : avec l’accord du salarié, ou bien en vertu de l’article L1222-11 du code du travail qui permet à l’employeur de recourir au télétravail « en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie ».<br />
&gt; <u>la pose de JRTT à l’initiative de l’employeur</u> (si et seulement s’il existe dans l’entreprise des JRTT pouvant être posés à l’initiative de l’employeur).<br />
&gt; <u>la modification de dates de congés déjà posés</u> : le document questions-réponses fait référence à la possibilité pour l’employeur, en cas de circonstances exceptionnelles de déplacer des dates de congés déjà posés par le salarié moins d’un mois avant la prévue du départ (articles L3141-16 du code du travail).<br />
<strong>Attention</strong> : Il convient d’être extrêmement vigilant si l’entreprise utilise cette possibilité et de s’assurer qu’elle a bien respecté ses obligations en matière de congés payés, notamment en matière d’information du personnel sur la période de congés payés et sur l’ordre des départs en congés payés. A défaut il ne sera pas possible de déplacer des congés déjà posés par un salarié.<br />
Il ne s’agit là que d’une possibilité de déplacer des congés payés déjà posés et l’employeur ne peut pas imposer aux salariés de poser des jours de congés payés pour les éloigner du lieu de travail.<br />
&gt; <u>l’absence du salarié qui dispose d’un avis d’arrêt de travail pendant une durée d’isolement</u> : dans ce cas, le contrat de travail est suspendu et le salarié peut percevoir des IJSS.<br />
&gt; <u>l’absence du salarié à l’initiative de l’employeur</u> : dans ce cas, le salaire doit être maintenu.</p>
<p><u>Que faire si un salarié présente des symptômes ?</u></p>
<p>Le document questions-réponses recommande de se référer au site <a href="http://4h44w.r.bh.d.sendibt3.com/mk/cl/f/6-dtoCc7LomgS_AfeiLPezofWe25WDsTQRoi2rhH4gaK2Z256RbMc4URN_AgQQjb5WVWdLth5BABIu3Yoogohb2QW1sy3rj6A9yeSQO26ntKR_LABrC3A6EsQj0NGF8vdAUGX8D7DfuxOU3CXmTSgsiknwoVviJQX0tj1oOYq94bMOv4OZykyWw5">https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus</a> et d’inciter le salarié à s’y référer.<br />
En cas de risque identifié ou de doute sérieux, le salarié ou, si ce n’est pas possible, l’employeur doit consulter le 15 (et non les urgences ni le médecin traitant pour éviter les contaminations).</p>
<p><u>Que faire si un salarié est contaminé (cas confirmé) ?</u></p>
<p>Il convient alors de procéder au nettoyage des locaux selon les recommandations qui figurent dans le document questions/réponses, et après le respect d’un délai de latence d’au moins 3 heures.</p>
<p>L’article <a href="https://bastide-avocat.com/coronavirus-mesures-pratiques-a-mettre-en-oeuvre/">Coronavirus : mesures pratiques à mettre en oeuvre</a> est apparu en premier sur <a href="https://bastide-avocat.com">Christelle Bastide - Avocat au barreau de Paris</a>.</p>
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